Loin de moi l'idée de vous apprendre à quoi
ressemble un dragon, car vous devez chacun avoir votre petite idée sur la
question.
Vous pouvez même savoir que le dragon, tout volant et pyromane qu'il est, n'en
est pas moins officiellement un reptile ordinaire, à peine carnivore et pas si
grands que celà. Ou bien que le dragon n'est autre qu'un individu en uniforme
et boutons rutilants...
En guise d'illustration, voici quelques
définitions intéressantes où l'on apprend que l'écaille ne fait pas son
reptile.

Dragon (militaire)
dragon n. masc. (anc. fr.
" étendard ", où figurait un dragon). MILIT. 1. À l'origine (XVIe
s.), soldat se déplaçant à cheval et combattant à pied, puis soit à pied, soit
à cheval. Motorisés au cours des années 30 (bataillons de dragons portés), les
régiments de dragons sont maintenant équipés de blindés. 2. Nom d'un type de
couleuvrine.
dragonne n. fém. Boucle faite d'un cordon de passementerie
(parapluie) ou d'une lanière de cuir (bâtons de ski) qu'on passe au bras ou au
poignet.
dragonnades n. fém. plur. Nom donné aux persécutions exercées sous le règne de
Louis XIV contre les protestants. On logeait chez les villageois des dragons
(surnommés les "missionnaires bottés"), qui étaient encouragés à se
livrer à toutes sortes d'excès pour amener leurs hôtes forcés à se convertir au
catholicisme. Étendues par Louvois du Poitou à tout le Midi huguenot, les
dragonnades les plus notables eurent lieu en 1681, 1684 et 1685 et continueront
jusqu'en 1698.
Dragon (reptile)
dragon volant n. masc. Espèce ( Draco volans) de Reptiles sauriens
agamidés, longue d'env. 20 cm, diurne et arboricole, endémique en Asie. Le
dragon volant est capable de franchir de 7 à 10 m en vol plané grâce à ses
ailes dermiques, replis cutanés latéraux soutenus par les dernières côtes.`
Dragon de Komodo
C'est un aviateur qui, à la suite d'un atterrissage
forcé, découvrit le varan de Komodo en 1912. Surnommé "dragon de
Komodo", cet énorme saurien est localisé dans de petites îles d'Indonésie
(Komodo, Rinca, Flores), à l'est de Java.
Il peut dépasser 3 m de long et peser jusqu'à 135 kg. Ce varan géant, à la tête
massive et à la queue puissante, possède une denture constituée de dents
robustes, mesurant 1 cm de long et incisées sur leur bord postérieur (dents
crénelées). Il a une peau granuleuse, brune ou noirâtre, et possède de fortes
griffes. Il se nourrit de proies volumineuses, tels les petits porcs sauvages,
des cerfs, des singes, mais aussi de rongeurs, de poissons, d'œufs, de
charognes, etc.
Bon nageur, il s'aventure parfois en mer, mais son domaine est désormais limité
à un parc national. Il a été l'objet d'une chasse impitoyable qui a entraîné sa
raréfaction, on estime qu'il en reste à peine 2 ou 3 milliers d'individus.
L'espèce est désormais protégée.
Si certains lézards sont appelés dragons (dragon de
Komodo, dragon volant...), il ne faut pas en déduire que les sauriens ont
contribué à la genèse du mythe du dragon. Le problème est vaste et complexe.
Les dragons se retrouvent dans les traditions de nombreux peuples, où ils sont
en général vaincus par des héros: Apollon et Hercule, dans la mythologie
gréco-romaine; Vishnu en Orient; le roi Arthur et Lancelot en Occident; saint
Georges dans la tradition chrétienne.
On a pu penser que les grands varans, comme d'ailleurs les crocodiles, avaient
inspiré de telles légendes: dans de rares cas, il est possible que des
squelettes de dinosaures ou d'autres animaux fossiles aient joué un rôle dans
ces croyances. Mais, plus généralement, les dragons pourraient symboliser des
forces naturelles, et il ne faut pas forcément chercher derrière eux des
animaux réels: ainsi, le fait qu'ils crachent le feu évoque plutôt les volcans,
et la Tarasque (représentation d'un dragon monstrueux) symbolise les crues du
Rhône.
Dragon (mythologie)
dragon n. masc. (lat. draco). 1. Animal fantastique que l'on retrouve dans de
nombreuses mythologies. 2. Fig. et fam. Personne intraitable et impitoyable.
(Souvent iron.) Un dragon de vertu : femme inaccessible ou qui affecte de le
paraître. 3. Pays en voie d'industrialisation rapide. Les dragons du Sud-Est
asiatique.
Il semblerait que le nom du dragon provienne de
l'indo-européen par le grec "drakôn" et le latin "draco". Le
mot grec provient du verbe "derkomai" qui signifie "regarder,
fixer" alors que son sens premier était "brillant". Le dragon
des anciens grecs était un reptile monstrueux, souvent gardien d'entrées
interdites au même titre qu'un Cerbère ; témoin celui que tua Héraclès
(Hercule) et qui, selon la définition du premier dictionnaire de l'Académie
française, "gardoit le jardin des Hespérides" où le héros célèbre
cueillit les pommes sacrées de la déesse Héra. En vérité, le qualificatif de
"dragon" pour un être humain (en principe une mégère) provient
directement de l'imagerie médiévale, associant de ce fait l'homme et la bête
monstrueuse, symbole des passions coupables.
Si les noms de "dragonne" et de
"dragonniers" se rapportent bien à l'animal (la dragonne fait
référence à l'habit des dragons et le dragonnier aurait des propriétés
d'alchimie comme la mandragore ou la belladone) l'adjectif
"draconien" est tiré directement d'un nom propre. En effet, Athènes
avait en son gouvernement, au cours du VII° siècle avant notre ère, un archonte
nommée Drakôn, et dont la sévérité et l'intransigeance sont restées célèbres
jusqu'à nos jours. Il appliqua durant son office de nombreuses lois des plus
dures, tant que l'on prit l'habitude de qualifier de son nom chaque loi contraignante
et sans appel.
Le mythe du dragon à travers
les âges
Les dragons dans la mythologie
chinoise
Les dragons dans la mythologie germano-scandinave Retour au sommaireRetour aux Mondes Fantastiques